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Laboratoire ArAr

Archéologie et Archéométrie

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[page de base] Étudier et restaurer le bâti médiéval (1850-1950)

[Équipe 3 - Archéologie médiévale | L'architecture médiévale à l'épreuve des sociétés moderne]

Étudier et restaurer le bâti médieval (1850-1950)

Acteurs, méthodes et enjeux

Programme de la journée d'études

Les communications de la journée d'études traitent en particulier des motivations et des enjeux de l'étude ou de la restauration des bâtiments médiévaux dans un large XIXe siècle.

> Introduction

Laura Foulquier
Elle a soutenu en 2008 une thèse de doctorat sur les remplois de l’Antiquité et du haut Moyen Âge en Auvergne (CHEC, Université de Clermont-Auvergne). Chercheure associée au laboratoire ArAr et membre du groupe de recherche ReMarch – Recyclage et remploi des matériaux de l’architecture aux périodes anciennes (CNRS), elle poursuit ses recherches sur les pratiques de récupération, notamment à l’époque contemporaine. Avec Anelise Nicolier et Olivia Puel, elle co-dirige l’axe "L’architecture médiévale à l’épreuve des sociétés modernes".

Anelise Nicolier
Chercheur associée au laboratoire ArAr. Elle a soutenu en 2015 une thèse sur le paysage monumental du Brionnais roman (Université Lumière Lyon 2) dans laquelle elle s’interroge sur les modalités de conservation, transformation ou destruction des lieux de culte médiévaux aux siècles postérieurs. Avec Olivia Puel et Laura Foulquier, elle co-dirige l’axe "L’architecture médiévale à l’épreuve des sociétés modernes".

> Les enjeux de l’observation et de l'étude des édifices médiévaux. Histoire et perspectives (pdf)
Alain Gerreau
Historien médiéviste, directeur de recherche émérite au CNRS. La Bourgogne, dont il étudie méthodiquement les sources écrites et la patrimoine bâti, est souvent au centre de ses travaux. Il soumet ses objets d'étude à des méthodes d'analyse novatrices comme la métrologie, les statistiques ou la sémantique historique.


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Les archéologues au-dessus du sol en Belgique (1850-1950)

Philippe Mignot
Archéologue, attaché à l’Agence wallonne du Patrimoine (
Nouvelle dénomination du Département du Patrimoine de la Région wallonne (2018), service public de Wallonie. De 1990 à 2002, il a dirigé le service public d’archéologie préventive de la province de Luxembourg. Dès le début de ses études et ensuite, amené à reprendre des dossiers de fouilles archéologiques anciennes, il s'est  intéressé à l’historiographie de l’archéologie en Belgique. 
Coordinateur pour la Belgique du projet CARE (Corpus architecturae religiosae europeae. IV-X saec.)
● Membre du comité permanent de Château Gaillard, (représentant pour la Wallonie)
Membre du comité permanent de Ruralia (représentant pour la Belgique) : The Jean-Marie Pesez Conferences on Medieval Rural Archaeology
● Administrateur de l’association Archaeologia Mediaevalis (colloques annuels des médiévistes belges)


> Patrimoine et reconnaissance. L’architecte et l’art de capitaliser sur le bâti médiéval dans la seconde moitié du XIXe siècle

Olivier Prisset
Doctorant en histoire de l’architecture à l’université de Tours, InTRu, il mène une thèse sur la dynastie Dauvergne qui fut constituée par trois architectes actifs en France entre 1850 et 1920. C’est dans le cadre de cette recherche qu’il a pu s’intéresser plus particulièrement aux restaurations des monuments berrichons mises en œuvre au début de la période contemporaine. Lors de ses années de master, il avait en outre pu étudier les restaurations pratiquées au château d’Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire) durant le XIXe siècle et il a, depuis lors, effectué plusieurs études patrimoniales dans la région Centre.


> Auguste Bernard versus l'abbé Roux. Les répercussions historiographiques d'une querelle scientifique et politique au milieu du XIXe siècle

Olivia Puel
Archéologue et historienne, elle travaille en particulier sur les établissements religieux du Moyen Âge. Sa thèse de doctorat sur l’abbaye de Savigny (69) est conçue comme une monographie plurisdisciplinaire embrassant une documentation aussi abondante que sous-exploitée, lui a permis d’aborder de nombreuses problématiques liées à l’architecture et à la topographie monastique. Débordant du cadre chronologique, l’auteur a considéré avec attention les archives modernes et contemporaines qui l’ont amenée à réfléchir sur le démantèlement de l’établissement, à partir de la Révolution française, ou sur les premières études effectuées, dans des conditions difficiles, à partir du milieu du XIXe siècle. Cette approche épistémologique, souvent peu développée, est à l’origine de son intérêt pour la perception des monuments médiévaux à l’époque moderne qui l’a conduite, avec Anelise Nicolier et Laura Foulquier, à fonder un nouvel axe de recherche, "L’architecture médiévale à l’épreuve des sociétés modernes", à organiser cette journée d’études devenue virtuelle.

> Le Père de la Croix et l’archéologie chrétienne à la fin du XIXe siècle

Bonnie Effros
Depuis 2017, Bonnie Effros est professeur dans la faculté d'histoire à l'Université de Liverpool, où elle est le Chaddock Chair of Economic and Social History. De 2009 à 2017, elle fut le Rothman Chair et la directrice du Center for the Humanities and the Public Sphere à l'Université de Floride. Elle a publié plusieurs livres, dont les plus récents sont Incidental Archaeologists: French Officers and the Rediscovery of Roman North Africa (Cornell University Press, 2018) et Uncovering the Germanic Past: Merovingian Archaeology in France, 1830-1914 (Oxford University Press, 2012). Avec Guolong Lai, elle a coédité Unmasking Ideology in Imperial and Colonial Archaeology: Vocabulary, Symbols, and Legacy (Cotsen Institute of Archaeology Press, 2018). Au présent, elle écrit un livre sur la carrière de l’archéologue jésuite Camille de la Croix et, surtout, sur sa découverte de l’Hypogée des Dunes à Poitiers, en 1879.


> Restaurations et réactions face à la disparition : naissance d’un intérêt pour le patrimoine médiéval dans les abbayes cisterciennes de Franche- Comté aux XIXe et début du XXe siècles

Clémentine Villien
Archiviste-paléographe. Sa thèse d’École nationale des chartes proposait une étude historique, architecturale et archéologique de l’église abbatiale cistercienne Notre-Dame d’Acey (Jura). Depuis 2016, elle poursuit ses recherches dans le cadre d’une thèse de doctorat réalisée au sein du Laboratoire d’Excellence Histoire et anthropologie des savoirs, des techniques et des croyances (LabEx HaStec) et de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (LaMOP). Son corpus comprend désormais les quatre abbayes cisterciennes de la filiation de Clairvaux fondées durant la décennie 1130 dans le diocèse de Besançon. Elle cherche ainsi à appréhender les logiques qui ont pu déterminer les partis architecturaux employés dans l’Ordre cistercien et dans ce diocèse durant la seconde moitié du XIIe siècle.

> Georges Rohault de Fleury et l’invention du Moyen Âge : un regard sur Pise

Fabiana Susini
Diplômée en Histoire de l'Art Médiéval à l'Université de Pise, a obtenu en 2015 son Doctorat en Histoire de l'Architecture à l'Université de Florence. Depuis 2009, elle travaille comme guide conférencière pour la ville de Pise et est enseignante d’histoire de l’art. Son activité de recherche principale est consacrée à l’étude du patrimoine architectural, avec un intérêt tout particulier pour la sauvegarde des centres historiques.

 Fanny Weitel
Titulaire d’un master de recherche en Histoire de l’Art et de l’Architecture à l’Université de Strasbourg, elle travaille actuellement comme guide conférencière pour la ville de Pise. Ses principaux centres de recherche sont l’étude du patrimoine artistique, architectural et l’évolution de l’espace urbain en Toscane du XIIIe au XVe siècles, ainsi que l’anthropologie et les représentations de l’affectivité en Italie.


> Restituer les couvents médiévaux à l’aube du XXe siècle : le making off de la Gallia dominica de Georges Rohault de Fleury

Haude Morvan
Ancienne membre de l’École française de Rome. Depuis 2016, elle occupe les fonctions de maître de conférences en Histoire de l’art médiéval à l’université Bordeaux Montaigne et est rattachée à l’Institut Ausonius. Ses travaux portent notamment sur l’art funéraire de la fin du Moyen Âge, sur les ordres mendiants, et sur la réception de l'art médiéval entre le XVIIe et le XIXe siècle, en particulier chez les Dominicains. Sur ces thématiques, elle coordonne avec Véronique Krings le groupe de recherches "Dans l'oeil des antiquaires", et dirige le projet "Medieval Art Across Time", financé par l'Idex de Bordeaux.

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