UMR 5138

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Laboratoire ArAr

Archéologie et Archéométrie

Image oiseau MOM

Liban, Cathédrale de Tyr

Cathédrale de Tyr

Liban

Responsables

A. Baud (dans la mission dirigée par P.-L. Gatier)

Composition de l'équipe

  • A. Baud, maître de conférence, Université Lumière Lyon2
  • A. Devillechaie, archéologue et dessinatrice Archéodunum
  • P. Ferreira, archéologue, Inrap
  • A. Flammin, ingénieur d'étude en archéologie CNRS, Laboratoire Archéométrie et Archéologie
  • Cl. Piaton, architecte, INHA
  • A. Schmitt, chargée de recherche CNRS, laboratoire Archéométrie et Archéologie

Partenaires

  • Laboratoire HiSoMA 
  • Ministère des Affaires étrangères
  • Direction générale des antiquités du Liban 
  • IFPO
  • Université Saint-Joseph de Beyrouth
  • ANR Balnéorient

Cathédrale de Tyr au Liban

Présentation

Jusqu’au début du XXe s., des vestiges des élévations de la cathédrale latine ont été visibles, mais ils ont disparu presque totalement. La cathédrale se présente aujourd’hui comme un vaste champ de pierres antiques d’où émergent les massifs de fondation mis au jour par M. Chéhab. Plusieurs colonnes antiques ont été redressées à l’emplacement des portiques qui bordaient la rue sur laquelle s’appuient les fondations de la cathédrale ; de même, les deux colonnes et trois piliers cordiformes de granite rouge, replacés sur les fondations des piles de la nef, dominent l’ensemble du site. 

Outre les fondations, qui avaient été dégagées préalablement aux restaurations des murs et des piliers par les équipes de M. Chéhab, l’église a conservé quelques assises de l’élévation occidentale et un mètre environ de l’élévation sud des deux premières travées. 

Dans ce dernier cas, les blocs de parement du mur ont tous été pillés au cours des siècles.

Cathédrale de Tyr au Liban 2

Problématiques

L'objectif de cette étude est, d’une part, de préciser le plan de la cathédrale et de tenter d’en restituer les élévations, d’autre part, de situer le lieu d’implantation de l’édifice dans son contexte antique et médiéval. En effet, dès 2006, les premiers travaux sur le site avaient permis d’observer, dans le collatéral sud, le tracé d’un mur de même orientation que l’église latine et postérieur à l’occupation antique. Afin d’analyser l’ensemble des vestiges, le plan topographique (inédit) de l’époque de M. Chéhab a été complété, notamment à l’emplacement de l’église et dans les secteurs nord-est et nord-ouest du site. 

Puis, un inventaire des pierres taillées conservées in situ a été effectué (s'appuyant sur une base de données et sur le relevé systématique des blocs). A partir des données stockées dans la base de données nous avons pu proposer une restitution des élévations l’édifice : les ouvertures, le voûtement…et le style du décor afin de trouver des éléments datant. 

Des sondages archéologiques débutés en 2008 ont été poursuivis en 2009 et jusqu''en 2011 dans la deuxième travée du collatéral sud, à l’emplacement du mur dérasé et à l'ouest devant la façade. Ils autorisent une première chronologie de l’occupation des lieux.

Bibliographie

A. Baud, A. Devillechaise, P. Ferreira, A. Flammin, Cl. Piaton, « La cathédrale médiévale », Mission archéologique de Tyr, Rapport préliminaire 2008-2009, BAAL 14, 2011, à paraître en 2012.

Légendes photos : façade ouest et vue vers le nord-ouest. © mission de Tyr

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