UMR 5138

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Laboratoire ArAr

Archéologie et Archéométrie

Image oiseau MOM

Equipe 4 : Instrumentum archéologique

Equipe 4 : Instrumentum archéologique

L’équipe 4 (Resp. M. Feugère) étudie les « objets » dans toute leur variété, en métal ou faits de tout autre matériau, dans toute sa variété, des objets métalliques ou en matériaux divers jusqu’à la verrerie, en passant par les monnaies, mobilier qui ne se rattache pas à la vaisselle céramique, traitée par l'équipe 2. Les équipes 2 et 4 couvrent ainsi l’ensemble du mobilier mis à jour lors d'une fouille archéologique.

Une vingtaine de membres, dont près d’une moitié de doctorants, inscrivent leur activité dans cette équipe. Une part importante de leur travail consiste à identifier le mobilier issu des fouilles, étape préalable à l’étude qui permet de comprendre leur fonction sur le site, contribuant ainsi à définir le faciès d’un habitat qui peut, selon son emplacement ou son époque, privilégier certaines activités aux dépens d’autres : agriculture, artisanat, commerce, etc. Les données funéraires, celles qui peuvent provenir de sanctuaires ou encore celles qui sont issues de sites à fonction indéterminée, sont autant d’ensembles pour lesquels l’étude des objets apporte des données irremplaçables.

L’Axe 1 (Production et ateliers) rassemble toutes les recherches liées à la structure de production, et donc les techniques mobilisées par les artisans, de même que l’organisation de l’atelier. Une part non négligeable des recherches touchant à la production relève de l’étude des objets eux-mêmes, dont certaines caractéristiques (composition, estampilles…) peuvent nous renseigner, parfois de manière assez précise, sur les conditions de la fabrication.

L’Axe 2 (Faciès) (resp. M. Feugère et L. Robin) est alimenté par les généralistes de la spécialité, ceux qui ont à décrire et à étudier les séries d’objets très variées issues des sites de consommation. Leur recherche, qui demande une certaine expérience et se prête donc bien à une démarche pédagogique, débouche, après une attribution fonctionnelle, sur la définition du faciès du site, qui oriente les archéologues vers une fonction ou une autre.

L’Axe 3 (Militaria et marqueurs associés) (resp. A. Carbone, M. Gagnol) privilégie, quant à lui, une source de premier ordre pour la contribution de l’archéologie à l’histoire : le rôle de l’armée et ses marqueurs matériels, qu’il s’agisse d’indigènes enrôlés pour une compétence spécifique (les auxiliaires) ou de troupes utilisées dans les grandes campagnes occidentales, mais aussi la présence récurrente de documents d’origine militaire sur des sites civils.

L’axe 4 (Fonctions et usages) (resp. A. Colombier, E. Vigier) est, par rapport à l’Axe 2, celui des contributions spécialisées alimentant notre connaissance d’une catégorie, voire d’une série spécifique : nécessitant souvent des enquêtes à très grande échelle, cet axe largement ouvert sur les collaborations internationales assure le rayonnement du laboratoire avec les organismes et les chercheurs qui, en France et à l’étranger, poursuivent des études du même ordre.

Mentionnons enfin le projet Artefacts, géré et alimenté pour l'essentiel par des membres de cette équipe, bien qu'il concerne potentiellement tous les programmes du laboratoire et au-delà. Cette base de données consacrée aux objets archéologiques, de l'Age du Bronze à l'époque moderne, en Europe et en Méditerranée, évolue actuellement comme un réseau de chercheurs spécialisés dans l'étude de cette catégorie de mobilier.

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